Les types de procédures : ouvert, restreint, cotation, gré à gré, AMI
Ce que chaque procédure veut dire, qui peut y répondre, ce qu'elle demande, et les seuils qui la déclenchent dans votre pays.
Édition Niger : les règles affichées sont celles de ce pays.Changer de pays
La procédure est la façon dont l'acheteur met les entreprises en concurrence. Elle dit si vous pouvez répondre, ce que vous remettez et le temps dont vous disposez. Le nom exact change d'un pays et d'un bailleur à l'autre, mais les mécanismes sont les mêmes. L'avis ou le dossier d'appel d'offres indique toujours laquelle s'applique.
Appel d'offres ouvert
Ce que c'est. L'acheteur publie un avis, et toute entreprise qui remplit les conditions peut répondre. C'est la règle pour les marchés d'un certain montant et le cas que décrit l'essentiel de ce guide.
National ou international. Un appel d'offres national vise surtout les entreprises du pays et se publie dans le pays. Un appel d'offres international se publie plus largement et suppose une concurrence étrangère. Cela ne vous en exclut pas : une entreprise locale peut y répondre si elle remplit les critères, mais ils sont souvent plus élevés et le dossier peut être en anglais. À l'inverse, un avis national peut rester ouvert aux étrangers, surtout quand un bailleur le finance.
Ce que vous remettez. Les pièces administratives, l'offre technique, l'offre financière et la caution de soumission si elle est demandée.
Le piège. Croire qu'« ouvert » veut dire « accessible à tous ». Le dossier peut exiger un chiffre d'affaires, des références ou du matériel hors de votre portée. Lisez les critères avant de commencer.
Pour une petite entreprise. Regardez d'abord les lots, c'est-à-dire les parties du marché que l'acheteur met en concurrence séparément. Chaque lot s'évalue à part, et vous pouvez souvent répondre à un seul, aux exigences plus modestes. Si vous répondez à plusieurs, le dossier peut exiger que votre capacité couvre leur somme. Sinon, voyez Groupement et sous-traitance.
Appel d'offres restreint et présélection
Ce que c'est. Seules les entreprises invitées par l'acheteur peuvent remettre une offre. Le mot « restreint » recouvre deux situations : soit l'acheteur a d'abord publié un avis de présélection et retenu les candidats qualifiés, soit il invite directement des entreprises qu'il connaît, là où la règle le permet.
Qui peut répondre. À la présélection, toute entreprise intéressée. Ensuite, seulement celles qui ont été retenues.
Ce que vous remettez. D'abord un dossier de qualification, sans prix : situation juridique, chiffres d'affaires, marchés similaires, moyens. Ensuite, si vous êtes retenu, une offre complète.
Le piège. Prendre la présélection à la légère. Si vous n'y êtes pas, vous ne verrez pas passer la suite. Autre piège : la situation déclarée à la présélection doit rester vraie au moment de l'offre, et le dossier peut demander de le confirmer.
Pour une petite entreprise. Répondez aux avis de présélection de votre secteur, même si le marché paraît loin : c'est une façon d'être connu. Si la procédure se fait sans avis public, seule votre réputation auprès de l'acheteur peut vous faire inviter.
Cotation et demande de prix
Ce que c'est. Pour les petits montants, l'acheteur demande des prix à quelques fournisseurs et choisit, le plus souvent, le moins cher qui soit conforme. On parle selon les pays de cotation, de demande de cotation, de demande de prix ou de demande de renseignements et de prix.
Qui peut répondre. Les entreprises consultées et, quand un avis est publié, toutes celles qui remplissent les conditions.
Ce que vous remettez. Un dossier léger : un devis signé, la fiche technique du produit ou de la prestation et quelques pièces administratives. Les conditions de livraison comptent autant que le prix.
Le piège. Les délais sont courts, parfois quelques jours. Sans attestations à jour, vous êtes éliminé avant même de chiffrer. Un devis oublié dans une boîte de réception vaut un refus.
Pour une petite entreprise. C'est souvent la meilleure porte d'entrée : petits montants, peu de formalités et des premières références. Mais on ne reçoit une demande que si l'acheteur vous connaît. Inscrivez-vous sur les listes de fournisseurs quand il y en a, présentez votre activité aux services des achats des acheteurs de votre région, et gardez une offre type avec vos prix à jour pour répondre vite. Chez les agences internationales, l'équivalent est le RFQ : voyez la page Nations Unies.
Gré à gré
Ce que c'est. L'acheteur traite directement avec une entreprise, sans concurrence ou presque. On l'appelle aussi entente directe ou marché négocié selon les pays. C'est l'exception, réservée à des cas définis : urgence réelle, droit exclusif, prestation qu'un seul fournisseur peut assurer. Elle demande le plus souvent une autorisation.
Qui peut répondre. Personne : il n'y a rien à quoi répondre. Vous ne pouvez pas présenter de candidature à un gré à gré.
Ce que vous remettez. Si l'acheteur vous sollicite, une offre et des justificatifs, puis une négociation.
Le piège. L'intermédiaire qui vous propose d'« arranger » un gré à gré contre une commission. C'est de la corruption : vous risquez l'exclusion des marchés publics et des poursuites, et vous n'avez aucune garantie de résultat.
Pour une petite entreprise. Il y a des façons honnêtes d'être pris en considération. Faites connaître vos capacités rares, comme une représentation exclusive, un agrément ou une présence dans une région difficile. Tenez à jour une page d'entreprise claire. Répondez bien aux petites consultations, car un acheteur rappelle les fournisseurs qui ont bien livré. Et un gré à gré attribué à une autre entreprise peut vous ouvrir de la sous-traitance.
Avis à manifestation d'intérêt (AMI)
Ce que c'est. L'acheteur publie un AMI pour repérer des candidats avant de lancer sa consultation. Vous ne soumissionnez pas encore : vous montrez vos références pour être retenu sur une liste. C'est la voie normale pour les consultants, mais il arrive qu'un acheteur l'utilise aussi pour les travaux ou les fournitures.
Qui peut répondre. Tout cabinet, bureau d'études ou consultant qui entre dans le champ de l'avis, seul ou associé si l'avis l'autorise.
Ce que vous remettez. Une lettre, une présentation de l'entreprise et surtout des missions similaires décrites et prouvées : client, objet, période, montant, votre rôle. Pas de prix, et en général pas encore de méthodologie. L'avis dit si des CV sont demandés.
Comment fonctionne la liste restreinte. L'acheteur note les expériences à partir des critères de l'avis et retient les mieux placés, en nombre limité. Eux seuls reçoivent la demande de propositions, où viennent la méthodologie, les experts et le prix. C'est décrit dans Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles.
Le piège. Envoyer une brochure générale. Le lecteur cherche des missions qui ressemblent à celle de l'avis. Présentez d'abord les plus proches, et utilisez les mots de l'avis. Ne joignez pas de prix.
Pour une petite entreprise. Si vos références sont insuffisantes, associez-vous à un cabinet qui a celles qui manquent. Faites-le dès la manifestation d'intérêt, car changer ensuite la composition de l'équipe est souvent encadré.
Appel d'offres en deux étapes
Ce que c'est. Pour un achat complexe, dont l'acheteur ne peut pas encore tout spécifier, il demande d'abord des propositions techniques sans prix, en discute avec les candidats et précise son besoin. Il demande ensuite des offres finales avec prix.
Qui peut répondre. Les entreprises admises à la première étape, à laquelle l'avis invite en général.
Ce que vous remettez. Une proposition technique sans prix, puis une offre technique révisée et une offre financière.
Le piège. Confondre avec les deux enveloppes. Deux enveloppes, c'est une offre technique et une offre financière remises le même jour et ouvertes séparément. Ici, ce sont deux remises à des moments différents. Autre piège : indiquer un prix à la première étape.
Pour une petite entreprise. La procédure est longue et coûteuse, et rarement à votre portée seul. L'accès passe plutôt par un partenariat avec un grand candidat, comme spécialiste ou sous-traitant.
Accord-cadre et marché à commandes
Ce que c'est. L'acheteur choisit un ou plusieurs fournisseurs pour une période donnée, avec des prix ou des conditions fixés d'avance, puis passe commande selon ses besoins. Les noms varient : accord-cadre, marché à commandes, marché de clientèle, ou contrat à long terme chez les organismes internationaux.
Qui peut répondre. Selon la procédure de départ, le plus souvent un appel d'offres. S'il y a plusieurs titulaires, ils sont parfois remis en concurrence à chaque commande.
Ce que vous remettez. Une offre classique, avec des prix unitaires qui vous engagent pendant toute la durée.
Le piège. Lire le montant maximum comme un chiffre d'affaires garanti. L'acheteur peut commander bien moins, et le dossier fixe parfois un minimum, parfois rien. Vérifiez aussi si vos prix peuvent être révisés : un prix bloqué et un coût qui monte, cela se paie sur toute la période.
Pour une petite entreprise. Les commandes régulières sont précieuses, mais elles demandent du stock, une trésorerie et la capacité de livrer vite à chaque commande. Calculez ce que vous pouvez tenir au volume le plus élevé.
Dans votre pays
Voici les procédures de votre pays, sous leurs noms locaux, avec les cas où chacune s'utilise.
Appel d'offres ouvert (AOO), national, communautaire ou international
C'est le mode normal de passation (art. 28). Il est obligatoire à partir de 70 millions de F CFA HT (travaux) ou 50 millions (fournitures et services courants) pour l'État, les collectivités et les établissements administratifs, et à partir de 100 et 70 millions pour les établissements industriels et commerciaux et les sociétés d'État. Pour les prestations intellectuelles, voir la procédure par manifestation d'intérêt. Il peut être précédé d'une préqualification pour les travaux ou équipements importants ou complexes (art. 41).[1][3]
Délai minimum : 30 jours calendaires au moins après la publication de l'avis pour un appel national ; 45 jours pour un appel international ou communautaire. En cas d'urgence motivée et autorisée par le contrôle a priori : 10 jours (national) ou 30 jours (international). Si le dossier est modifié, les changements doivent parvenir aux candidats au moins 10 jours avant la date de remise.[4]
Pour vous : Le délai court à partir de la publication du premier avis. Retirez le dossier tout de suite : la liste des pièces à fournir est dans le dossier, et les attestations de moins de trois mois prennent du temps à obtenir.
Appel d'offres restreint (AOR)
Seuls des candidats choisis sur une liste présélectionnée déposent une offre. Il n'est possible que si le nombre de professionnels agréés qui peuvent exécuter le marché est restreint et connu à l'avance. Il est motivé et autorisé par le contrôle a priori, et ne doit pas dépasser 5 % du nombre des marchés de l'année (art. 48 à 50). Les seuils de l'arrêté ne s'y appliquent pas.[1][3]
Délai minimum : 21 jours calendaires à compter de la réception de la lettre d'invitation, 10 jours en cas d'urgence motivée. Si moins de trois plis sont remis, un nouveau délai d'au moins 15 jours est ouvert.[4][1]
Pour vous : On ne peut pas y participer sans invitation. Pour y entrer, il faut être sur les listes d'agréments ou d'ordres professionnels du secteur et rester visible auprès des directions des marchés des ministères.
Sollicitation de prix : demande de renseignements et de prix (DRP) et demande de cotation (DC)
Sous les seuils de l'appel d'offres. Pour l'État et les collectivités : DRP de 30 à moins de 70 millions de F CFA HT (travaux) et de 20 à moins de 50 millions (fournitures et services courants) ; DC de 10 à moins de 30 millions (travaux) et de 10 à moins de 20 millions (fournitures et services). Pour les établissements industriels et commerciaux et les sociétés d'État : DRP de 40 à moins de 100 millions (travaux) et de 30 à moins de 70 millions ; DC de 10 à moins de 40 millions (travaux) et de 10 à moins de 30 millions. En dessous de 10 millions, les achats se font par bon de commande ou simple facture.[3][1]
Délai minimum : DRP : 10 jours ouvrés après la publication de l'avis d'appel public à candidatures. DC : 7 jours calendaires après la lettre d'invitation, avec au moins trois devis de prestataires distincts.[4][1]
Pour vous : C'est la porte d'entrée des petites entreprises. La DRP est publique ; la DC se fait sur invitation, et l'autorité doit tenir une base de prestataires agréés ouverte à l'inscription : faites-vous inscrire auprès des acheteurs de votre secteur. Les pièces peuvent être allégées, sauf l'attestation de régularité fiscale.
Marché négocié par entente directe
Exception autorisée par le contrôle a priori : urgence impérieuse (conflit, catastrophe), défaillance d'un titulaire, prestataire unique (brevet, licence, droits exclusifs), ou marché complémentaire à un marché exécuté après appel d'offres, limité à 30 % du premier marché et à un seul par titulaire. Le recours à cette procédure ne doit pas dépasser 5 % du nombre des marchés de l'année (art. 52 et 53). Le prestataire accepte un contrôle des prix pendant l'exécution.[1]
Délai minimum : 15 jours calendaires après réception de la lettre d'invitation à négocier pour les soumissionnaires nationaux ; 21 jours pour les soumissionnaires communautaires ou internationaux. En cas d'urgence motivée : 7 et 15 jours.[4]
Pour vous : Si vous détenez un brevet, une licence ou une marque sur ce que l'État veut acheter, signalez-le par écrit à la direction des marchés concernée. La liste des marchés par entente directe est publiée par l'ARCOP.
Prestations intellectuelles : manifestation d'intérêt puis demande de proposition
Pour les études, le conseil et l'assistance technique. L'autorité publie un avis à manifestation d'intérêt, établit une liste restreinte, puis envoie une demande de proposition. L'offre tient en une enveloppe contenant une offre technique et une offre financière sous plis séparés ; l'offre financière n'est ouverte que pour les candidats techniquement qualifiés. Les consultants individuels sont choisis sur leurs qualifications. Sous 30 millions (cabinet) ou 15 millions (individuel) pour l'État, 40 et 20 millions pour les sociétés d'État, l'autorité invite directement au moins trois prestataires de sa base de données, sans publicité de présélection.[1][3]
Délai minimum : Avis à manifestation d'intérêt ou de préqualification : 15 jours calendaires (national) ou 30 jours (international) après publication ; 10 et 15 jours en cas d'urgence motivée. Demande de proposition : 30 jours (national) ou 45 jours (international).[4]
Pour vous : Les références de missions semblables et les CV des experts pèsent plus que le prix. Un expert ne peut figurer que dans une seule offre du même marché, et doit signer un acte d'engagement en ce sens.
Appel d'offres en deux étapes
Pour un marché de grande complexité ou attribué sur des critères de performance. Première étape : propositions techniques sans prix ; seconde étape : propositions définitives avec prix, après révision du dossier. Il est motivé et autorisé par le contrôle a priori (art. 44).[1]
Pour vous : Utilisez la première étape pour obtenir des précisions : les discussions techniques précèdent le prix.
Accord-cadre
Accord conclu avec un ou plusieurs prestataires pour fixer les prix et, le cas échéant, les quantités des marchés à passer pendant une période donnée. Le recours à l'accord-cadre est encadré par un arrêté de 2021 (n° 0239/PM/ARMP), lu par son titre seulement. Le « marché de clientèle » est limité à une durée d'un an renouvelable une fois (art. 125).[1][11]
Pour vous : Être retenu dans un accord-cadre ne garantit pas de commandes : les commandes se font au fil des besoins.
Délégation de service public (régie intéressée, affermage, concession)
L'État et les collectivités confient la gestion d'un service public à un délégataire dont la rémunération dépend des résultats de l'exploitation. La mise en concurrence est toujours précédée d'une préqualification, la sélection doit être validée par le contrôle a priori, puis le contrat est négocié avec l'opérateur retenu (art. 72 à 76).[1]
Pour vous : Ces dossiers demandent des garanties financières lourdes et une capacité à gérer la continuité du service : ils concernent rarement une petite entreprise seule, mais peuvent ouvrir des places de sous-traitant.
Le choix de la procédure dépend souvent du montant estimé. Les seuils ci-dessous le fixent quand le code national s'applique. Un bailleur ou un organisme international a les siens.
| Acheteur | Marché | Montant | Effet |
|---|---|---|---|
| État, établissements publics administratifs, autorités administratives indépendantes, collectivités territoriales | Travaux | 70 000 000 F CFA hors TVA | Appel d'offres ouvert obligatoire à partir de ce montant (montant prévisionnel égal ou supérieur).[3] |
| État, établissements publics administratifs, autorités administratives indépendantes, collectivités territoriales | Fournitures | 50 000 000 F CFA hors TVA (fournitures ou services courants) | Appel d'offres ouvert obligatoire à partir de ce montant.[3] |
| État, établissements publics administratifs, autorités administratives indépendantes, collectivités territoriales | Prestations intellectuelles | 30 000 000 F CFA hors TVA (cabinet) ; 15 000 000 F CFA hors TVA (consultant individuel) | Au-dessus : présélection publique par manifestation d'intérêt. En dessous : l'autorité invite directement au moins trois prestataires de sa base de données.[3] |
| Établissements publics industriels et commerciaux, sociétés d'État, sociétés à participation publique majoritaire, personnes de droit privé agissant pour l'État | Travaux | 100 000 000 F CFA hors TVA | Appel d'offres ouvert obligatoire à partir de ce montant.[3] |
| Établissements publics industriels et commerciaux, sociétés d'État, sociétés à participation publique majoritaire, personnes de droit privé agissant pour l'État | Fournitures | 70 000 000 F CFA hors TVA (fournitures ou services courants) | Appel d'offres ouvert obligatoire à partir de ce montant.[3] |
| Établissements publics industriels et commerciaux, sociétés d'État, sociétés à participation publique majoritaire, personnes de droit privé agissant pour l'État | Prestations intellectuelles | 40 000 000 F CFA hors TVA (cabinet) ; 20 000 000 F CFA hors TVA (consultant individuel) | Au-dessus : présélection publique par manifestation d'intérêt. En dessous : invitation directe d'au moins trois prestataires.[3] |
| État, établissements publics administratifs, collectivités territoriales | Travaux | De 30 000 000 à moins de 70 000 000 F CFA hors TVA (DRP) ; de 10 000 000 à moins de 30 000 000 F CFA hors TVA (DC) | Marché passé par demande de renseignements et de prix (DRP) ou par demande de cotation (DC) selon la tranche.[3] |
| État, établissements publics administratifs, collectivités territoriales | Fournitures | De 20 000 000 à moins de 50 000 000 F CFA hors TVA (DRP) ; de 10 000 000 à moins de 20 000 000 F CFA hors TVA (DC) | Fournitures ou services courants : DRP ou DC selon la tranche.[3] |
| Établissements publics industriels et commerciaux, sociétés d'État, sociétés à participation publique majoritaire | Travaux | De 40 000 000 à moins de 100 000 000 F CFA hors TVA (DRP) ; de 10 000 000 à moins de 40 000 000 F CFA hors TVA (DC) | Marché passé par DRP ou par DC selon la tranche.[3] |
| Établissements publics industriels et commerciaux, sociétés d'État, sociétés à participation publique majoritaire | Fournitures | De 30 000 000 à moins de 70 000 000 F CFA hors TVA (DRP) ; de 10 000 000 à moins de 30 000 000 F CFA hors TVA (DC) | Fournitures ou services courants : DRP ou DC selon la tranche.[3] |
| Tous les acheteurs | Tous | 5 000 000 F CFA (base fiscale non précisée par l'arrêté) | À partir de ce montant, la redevance de régulation doit être payée avant tout paiement. Aucune avance ni aucun décompte n'est mis en paiement avant.[3][1] |
| Tous les acheteurs | Tous | 300 000 000 F CFA hors TVA | L'achat doit être communiqué en Conseil des ministres, à titre d'information, avant l'approbation du marché. Cela n'ajoute pas d'étape pour le soumissionnaire, mais peut allonger l'attente avant la notification.[3] |
| Tous les acheteurs | Tous | Aucun seuil | Les seuils de l'arrêté ne s'appliquent ni à l'entente directe ni à l'appel d'offres restreint (arrêté n° 0018, art. 14).[3] |
Un acheteur n'a pas le droit de découper un besoin en petits achats pour rester sous un seuil et éviter une procédure plus exigeante : c'est le fractionnement. Il ne faut pas le confondre avec les lots, qui sont légitimes et publiés dans un même avis. Si la règle de fractionnement vous semble contournée sur un marché, voyez Contester une décision.
Et ensuite
La procédure dit comment l'acheteur met en concurrence, et le type de marché dit ce que vous devez prouver : voir Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles.
À lire ensuite
- Travaux, fournitures, services, prestations intellectuelles : ce qui changeLe type de marché décide de ce que vous devez prouver et de la façon dont vous serez noté. Ce qu'il faut savoir pour chacun des quatre.
- Lire un avis et un dossier d'appel d'offresQuoi lire d'abord, où se cachent les critères qui vous éliminent, et comment décider en une heure si l'offre vaut le travail.
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